Assainissement des sites et sols pollués : en Tchéquie, le lourd héritage du passé communiste

Les récentes révélations du ministère de l’Environnement relatives à l’existence de 1 000 tonnes de terres contaminées ainsi que de 200 fûts contenant des produits chimiques dangereux sur le site d’une ancienne zone militaire dans le Parc national de Šumava, en Bohême du Sud, ont relancé le débat en République tchèque, le temps de quelques jours, sur la dépollution et l’assainissement des nombreux sites contaminés par diverses activités industrielles ou par des déversements accidentels dans le pays. Selon le Système de recensement des sites contaminés (SEKM), registre géré par le ministère de l’Environnement, 7 071 sites nécessitant une étude étaient répertoriés dans le pays au 30 juin dernier. Si chaque site nécessite une approche différente, la République tchèque peut néanmoins s’enorgueillir de posséder un système de suivi de bonne qualité, comme l’a expliqué Tomáš Cajthaml, de la Faculté des sciences de l’Université Charles, dans un entretien accordé à la Radio tchèque .