« Nous sommes moins de 3 000 à parler notre langue » : sauver le tunumiisut, à l’est du Groenland

Invitée à Brno par le festival du Mois de la lecture d’auteur (Měsíc autorského čtení), qui met cette année le Groenland à l’honneur, l’écrivaine et journaliste Lotte M. Christensen est l’une des voix qui comptent dans l’est groenlandais. Originaire de Tasiilaq, elle milite pour la standardisation du tunumiisut, le dialecte des habitants de la côte orientale, parlé aujourd’hui par moins de 3 000 personnes. Au micro, elle évoque aussi les menaces qui pèsent sur son territoire, notamment le projet d’exploitation pétrolière dans la région de Jameson Land, au nord-est du Groenland, ainsi que le rôle essentiel de la radio publique KNR dans un pays immense où les communautés vivent très éloignées les unes des autres.