C’est un conflit comme la scène politique tchèque n’en avait encore jamais connu. Mardi, lors d’une conférence de presse convoquée en urgence, le président de la République, Petr Pavel, a dénoncé le chantage exercé par le chef de la diplomatie, Petr Macinka, après que ce dernier, également leader du parti des Automobilistes, lui a fait parvenir, dans la nuit de lundi à mardi, des SMS menaçants. La raison de cette « guerre des mots » reste le refus obstiné du chef de l’État de nommer ministre de l’Environnement Filip Turek, figure centrale mais controversée des Automobilistes, formation eurosceptique et anti-écologiste.